Pleine Lune.

Pleine lune…

La lune est pleine de facéties, celle de nous tenir éveillés, de la regarder nous narguer, de nous narguer quand on attend la marée basse… ou la marée haute !
Elle a bon dos, la lune, avec sa face cachée !
« fly me to the moon », chantait l’autre ! je veux bien, mais j’y suis déjà souvent, dans la lune, pas si lunatique que ça pour autant !
Et puis d’abord, t’es de quelle couleur, en vrai ? blue moon ??? la lune rousse, la lune noire, la lune trop blême…
Nat King Cole chantait « no moon at all »… Trénet ! Le soleil a rendez-vous avec la lune…
Bon, moi je m’éclipse, j’ai rendez-vous, ne vous dirai pas avec qui !

Vendredi Treize.

Vendredi très étonnant !
Entre 10 et 11, vieille ville de Genève, dans une salle de l’ancienne ERA,
Concert piano solo atypique pour un jeune public de « Migrants », vers quoi migrons-nous ? intimidant Bezondorfer pour des gens habitués à d’autres sonorités, mais captivés semble-t-il… pas un problème de migrer du blues à Nina Rota, Monk peut-être et tous les autres dont je suis modestement.
Une semaine après je me replonge dans Giono, Bach, Prokofiev… Faut se faire du bien !
Alors une toute petite recommandation : comme si dorien, se laver les yeux et les oreilles avec ça !

Le Journal des Bains des Paquis

https://www.bains-des-paquis.ch/fr/le-journal-des-bains/
Allez donc plonger dans ce bain, beaucoup de poésie, et accessoirement un joli article de Bertrand Theubey, « l’eau dans la nuit ». ça vous rafraîchira les idées, mais pas que!

de nouvelles vidéos, page youtube sur ce site!

En attendant les prochains enregistrements, très bientôt…

Paysages de sons

Paysages de sons

En anglais on parle de « soundscape…

Dans nos villes actuelles, il y a d’abord la pollution sonore. Inutile d’insister, elle ne diminue pas, et ce n’est pas là que du ressenti!

Bourdonnement incessant de la circulation, avec des pointes (motards, camions, etc), des millions de bulles où se réfugient les utilisateurs de smartphones, tout cela aboutit à une standardisation du paysage sonore, à  « l’insensibilisation » de la faculté auditive, voire pire!

Même à la campagne, difficile de profiter de la symphonie des chants d’oiseaux, du bruissement des plantes, de la mélodie des rivières, sans que s’y mêlent des bruits de moteurs, même lointains.

 

Près de 60% des vertébrés ont disparu en un demi-siècle,

diminution dramatique du nombre des éléphants ; que dire des abeilles ?

Le plus flagrant est l’apauvrissement des chants d’oiseaux d’année en année, aucun doute là-dessus!

L’instrument de musique le plus ancien connu à ce jour est une flûte datant de 40000 ans.

Mais il est évident que la musique a précédé l’apparition de l’homme.

L’étude approfondie du chant des baleines (baleines à bosse), montre une immense variété de sons structurés, qui leur permet de communiquer à des dizaines de kilomètres, et témoigne d’une esthétique qui évolue sans cesse.

Malheureusement, leur nombre diminue considérablement, et l’interaction des bruits produits par l’homme (moteurs de bateaux, sonars, etc) les empêche de plus en plus de s’exprimer.

Bernie Krauze, bio-acousticien américain, a réalisé depuis 40 ans des centaines d’enregistrements de la faune sur tous les continents, témoignant ainsi de la symphonie planétaire, www.legrandorchestredesanimaux.com

Saviez-vous que les arbres aussi émettent des sons, musique primordiale…

Les bruissements de la nature, les chuchotements des plantes, impossible de les localiser, et encore moins, de goûter leur esthétique antédiluvienne…

 

Autres pistes de réflexion : la peur du silence, la surenchère des décibelles dans les musiques « actuelles », l’omniprésence de la musique dans les lieux publics (magazins, bistrots etc…), tout cela entrainant de la difficulté à communiquer…

 

Ps: Quand vous n’y voyez plus, et que vous attendez pour traverser, mettons à un feu rouge, quelle frustration de ne pas savoir qui est au volant des véhicules qui passent, une femme? un homme? bientôt un robot!

Novembre 2016.

J.Y.POUPIN