Nouveau sur YouTube… eh oui tout arrive!

Comment faire du vieux avec du neuf? … ou peut-être bien le contraire !

Paysages de sons

Paysages de sons

En anglais on parle de « soundscape…

Dans nos villes actuelles, il y a d’abord la pollution sonore. Inutile d’insister, elle ne diminue pas, et ce n’est pas là que du ressenti!

Bourdonnement incessant de la circulation, avec des pointes (motards, camions, etc), des millions de bulles où se réfugient les utilisateurs de smartphones, tout cela aboutit à une standardisation du paysage sonore, à  « l’insensibilisation » de la faculté auditive, voire pire!

Même à la campagne, difficile de profiter de la symphonie des chants d’oiseaux, du bruissement des plantes, de la mélodie des rivières, sans que s’y mêlent des bruits de moteurs, même lointains.

 

Près de 60% des vertébrés ont disparu en un demi-siècle,

diminution dramatique du nombre des éléphants ; que dire des abeilles ?

Le plus flagrant est l’apauvrissement des chants d’oiseaux d’année en année, aucun doute là-dessus!

L’instrument de musique le plus ancien connu à ce jour est une flûte datant de 40000 ans.

Mais il est évident que la musique a précédé l’apparition de l’homme.

L’étude approfondie du chant des baleines (baleines à bosse), montre une immense variété de sons structurés, qui leur permet de communiquer à des dizaines de kilomètres, et témoigne d’une esthétique qui évolue sans cesse.

Malheureusement, leur nombre diminue considérablement, et l’interaction des bruits produits par l’homme (moteurs de bateaux, sonars, etc) les empêche de plus en plus de s’exprimer.

Bernie Krauze, bio-acousticien américain, a réalisé depuis 40 ans des centaines d’enregistrements de la faune sur tous les continents, témoignant ainsi de la symphonie planétaire, www.legrandorchestredesanimaux.com

Saviez-vous que les arbres aussi émettent des sons, musique primordiale…

Les bruissements de la nature, les chuchotements des plantes, impossible de les localiser, et encore moins, de goûter leur esthétique antédiluvienne…

 

Autres pistes de réflexion : la peur du silence, la surenchère des décibelles dans les musiques « actuelles », l’omniprésence de la musique dans les lieux publics (magazins, bistrots etc…), tout cela entrainant de la difficulté à communiquer…

 

Ps: Quand vous n’y voyez plus, et que vous attendez pour traverser, mettons à un feu rouge, quelle frustration de ne pas savoir qui est au volant des véhicules qui passent, une femme? un homme? bientôt un robot!

Novembre 2016.

J.Y.POUPIN

 

2016, partie de rêves!!!

On peut rêver que l’argent deviendrait le nerf de la PAIX!
Voici un modeste texte que j’ai concocté pour les étudiants de l’école Sociale de Fribourg cette année :

La vision du monde extérieur s’est éteinte pour moi à l’âge de 5 ans, dans l’œil gauche, puis en « fade out » les deux années suivantes…
Mon premier souvenir : vers 3 ou 4 ans, voyant mon père se raser avec un de ces vieux rasoirs à main (« coupe-chou »)
j’ai voulu l’imiter, et me suis entaillé la joue assez farouchement!
Les autres souvenirs sont plutôt une « galerie  » virtuelle de tableaux colorés,
tanttôt clairs, tantôt très flous…
Le vert des prairies de ma campagne natale,
les étoiles, des traces sinueuses d’avion dans le ciel, les lilas de notre jardin, entre blanc et violet…
Après plusieurs décennies de noir (ou plutôt d’incolore…),
mes rêves récurrents sont des visites dans mes anciens lieux de vie (internat, ferme natale, anciens appartements), des paroles, des émotions, des images sonores, mais jamais d’images visuelles…
Nietsche a parlé de la logique des rêves, il y a plus d’un siècle, on commence à comprendre que le système nerveux pendant le sommeil a sa propre logique, où les causes et les effets de certains événements, se mélangent ou se confondent, et cela ressemble à l’intelligence archaïque de l’humanité.
Maintenant les neuro-sciences parviennent à expliquer très largement le fonctionnement du cerveau, et à le visualiser dans ses plus infimes parties.
Toujours dans ce chapitre, la plasticité du cerveau est un nouveau terrain de connaissance qui nous dit que toute notre vie des transformations continuent, qui touchent nos sensations, notre approche cognitive…
Revenant à nos moutons, il faut se méfier de toutes les annonces fracassantes qui nous laisseraient croire que les aveugles vont voir, etc … il y a des progrès géants chaque année, mais soyons patients./
Les fameuses neuro-sciences sont pour l’instant surtout précieuses pour nous aider à comprendre se qui se passe dans notre cerveau et tous nos organes …
Encore deux remarques : étant né en avril à la campagne, je suis très sensible aux chants d’oiseaux, qui foisonnaient à cette époque.
Quand j’écoute ou improvise moi-même du jazz, j’ai en tête des arabesques, des dessins rapides et complexes, difficile à reproduire comme une simple mélodie (chanson ou thème classique), mais ça me laisse à penser que dans d’autres circonstances j’aurais pu être dessinateur ou peintre .

Variations saisonnières, à la Maison Verte !

Le jeudi 29 OCTOBRE, 20h30,
à la Maison Verte, 5 place des Grottes, à Genève

Duo « Space Experience « ,
Jazz ludique et en couleurs !

Jean-Yves POUPIN, piano,
Samuel Jakubec, batterie .

Malgré cet intitulé à connotation futuriste, nous sommes entièrement ancrés dans l’acoustique, les pieds sur terre,
mais le reste s’évade au-dessus du niveau de l’amere!
Il y aura donc des orages, des arc-en-ciel, des plages et des îles ensoleillées.
quelques titres originaux :
Variations saisonnières,
K Lypso,
Dark and bright.
Cévennes’sky.
Achille.
Funkambule.
le démon de minuit moins dix ….

à vos agendas, on vous attend, c’est entrée libre,
il y a un chapeau si vous avez aimé!

une nouvelle vidéo à regarder écouter sans modération

Dark and bright
toujours avec le trio
Stéphane Fisch,
Samuel Jakubec,
& J.Y. Poupin